Résolument de droite ce blog a été créé suite à l'incroyable investiture de François Vigny que nous pensons être une grave erreur politique, sans juger la qualité de l'homme nous pensons que la ville d'Annemasse méritait mieux. L'avenir nous donnera raison! Jean-François Fernandez
Sébastien DEVEZ
Damien BUIL
Nicolas GREGOIRE
Kévin CHASSAING
Damien GAILLET
Julien LEPAHUN
Anthony RIVIERE
Alexis TAANI
Rodolphe PENON
Mélam BAOUMA
Ces noms ne vous disent sans doute pas grand-chose, pourtant tous ces garçons sont des héros, tombés au champ d’honneur les armes à la main le 18 août 2008 dans la vallée d’Uzbeen district de Saroubi 50 km à l’est de Kaboul en Afghanistan. Ils étaient jeunes et appartenaient au Grand 8ème régiment parachutiste d’infanterie de marine de castres, au régiment de marche du Tchad de Noyon et au glorieux 2ème régiment étranger de parachutistes de Calvi.
Nos petits soucis apparaissent tout à coup misérables face a la destinée de ces garçons envoyés remplir la périlleuse mission de protéger les populations civiles (n’en déplaise à certains) et combattre le terrorisme islamique. Au hasard d’un col, dans la poussière et la chaleur suffocante de l’été afghan ils ont croisé la folie talibane qui après avoir assassiné la mémoire du peuple afghan en détruisant les Bouddhas de Bamiyan en brulant les livres en terrorisant la population s’est emparée de leurs vies.
Aujourd’hui encore, 1 an après, je suis écœuré des réactions de la presse et d’une partie de la classe politique de notre pays. La presse d’abord avec sa cohorte de pseudos experts de la chose militaire n’ayant jamais approché un régiment comme le grand 8 qui titrait sur la jeunesse et le manque d’expérience et d’entrainement de ces hommes. La presse qui n’en finissait plus de livrer à ces hommes le pire des assauts, celui de la calomnie et de l’insulte alors que ces garçons ont combattu jusqu’au bout contre un ennemi supérieur en nombre et en position favorable.
Ils étaient des professionnels, ils avaient reçu une des meilleures formations de l’armée française, ils étaient encadrés par des hommes de très grande expérience, ils appartenaient à des régiments prestigieux : le 8è RPIMA, le RMT et le 2è REP. Mais comme toujours quand il s’agit de vendre du papier et de patauger dans la merde la presse s’est livrée à cette surenchère qui a abouti à l’ignominie de Paris Match.
La classe politique ensuite réunie sous les ors de la république, protégée par plus de gardes qu’il n’y avait de paras face aux talibans, pour décider si nos soldats étaient ou non des amateurs qu’il fallait rapatrier d’urgence pour qu’ils réintègrent leurs casernes.
Jusqu’au sinistre connard, Noel Mamère, réclamant avec force une Bérézina Afghane, un Waterloo de Kaboul et un Montoire de Kandahar !
Ces garçons étaient des combattants de la liberté, ils ont fait preuve d’un courage exceptionnel, ils méritent la reconnaissance éternelle de la patrie.
La phrase du général De Gaulle leur va si bien : "Soyons fermes, purs et fidèles. Au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n’ont pas cédé !"
Je présente mes respects à leurs familles et les assure de toute mon affection. En partant, ils vous ont légué en héritage leur force et leur courage, et du haut de leur étoile Carmin je sais qu’ils veillent sur vous. Je ne les/vous oublierai jamais.
Erebus Drago
Je n’oublierai pas l’émotion qui s’est emparée de moi ce 19 août 2008 lors de l’annonce de cette terrible embuscade et presque immédiatement la rage et la haine ont succédés à la peine causée par la perte de nos valeureux soldats. Quel que soit le prix à payer la France et le monde libre se doivent de débarrasser la planète du cancer Taliban et de toutes les idéologies s’en rapprochant.
Aux enfants, aux épouses et compagnes, aux familles, sachez qu’un vieux Dragon quelque part en France pense à vous.
Conan Drago
Quand on m’a demandé si j’accepterais d’écrire un mot sur ce sujet j’ai immédiatement pensé à Rodolphe Penon sergent du 2è REP.
Il y a 28 ans à peu près, loin de chez nous, j’ai vécu une aventure similaire à celle du Sergent Penon. Blessé lors d’une embuscade, dans l’impossibilité de me déplacer, étendu dans la boue, résigné j’attendais le moment où dans un dernier claquement une balle viendrait mettre fin à ma souffrance quand soudain un hurlement de bête sauvage a déchiré cette nuit moite. On m’attrape par le col et me traine sur trente mètres, ça sentait la mort, ça claquait, la douleur était insupportable mais j’étais vivant par la volonté et le courage de mon binôme. Respects éternels JF.
Dès le début de l’embuscade Rodolphe Penon est sous le feu, un de ses camarades tombe, il sort de son abri de fortune pour lui porter secours et le déposer plus bas hors d’atteinte. Lors de la descente ou de la remontée il est touché à la cuisse pourtant il n’hésite pas, et retourne sous le feu porter secours aux autres blessés. C’est en portant secours à un dernier camarade qu’il sera mortellement touché.
A son épouse Monika, à ses deux filles Marine et Julie vous faites partie de moi à jamais.
Respects et courage aux familles du grand 8 et du RMT que je n’oublie pas.
Pascal Drago
Je n’ai pas lu le texte de mes camarades mais les connaissant je sais qu’ils resteront politiquement correct, moi pas.
J’enrage contre l’incompétence chronique de nos dirigeants qui ont envoyé ces gars se faire dépecer par les talebs. J’enrage contre ces chefs qui n’ont pas pris la mesure de l’ennemi. J’enrage contre le conard qui a défini cette mission en omettant de prévoir des moyens d’appuis hélico. J’enrage contre les stratèges internationaux qui n’ont pas tiré les leçons du passé, qui déplacent des pions sur une carte. J’enrage contre la méthode employée qui consiste à laisser la main aux talebs au lieu de leur faire une chasse impitoyable.
La cause est juste mais cette guerre est un merdier dans lequel nombre de nos soldats laisseront leurs vies si l’on ne change pas la méthode et c’est mal barré.
Je salue la mémoire de nos camarades.
Balthazar Drago
Beaucoup de tristesse pour cet anniversaire, ils étaient jeunes beaux et forts, ils y croyaient et avaient la foi.
Ce voyage en Afgha aura été leur dernier baroud, comme vous le savez un para ne monte pas au ciel, il y retourne ! C’est son destin.
Ce soir je tirerai 10 cartouches dans le ciel en votre mémoire.
Toute ma sympathie aux familles.
Gweltazig Drago
*** Histoire de l'étoile CARMIN
*** L'étoile CARMIN dans la salle d'arme de la 4ème compagnie du 8è RPIMA