Résolument de droite ce blog a été créé suite à l'incroyable investiture de François Vigny que nous pensons être une grave erreur politique, sans juger la qualité de l'homme nous pensons que la ville d'Annemasse méritait mieux. L'avenir nous donnera raison! Jean-François Fernandez
Sont-ils devenus FOUS?
La situation dans les DOM est gravissime, le LKP mouvement indépendiste, sectaire et intégriste dont les fondements reposent sur la haine des blancs et du pouvoir de l'Etat, a mis la Guadeloupe à feu et à sang et comme si cela ne suffisait pas, l’Ayatollah du Larzac, le facteur trotskyste et la gauche française sont allés les soutenir et mettre de l’huile sur le feu.
Le LKP est un mouvement anarchiste, violent et raciste anti-blancs. Il suffit pour s’en convaincre de reprendre les propos de son leader qui déclare: "Il faut chasser les colons, les békés et les moun vini (les métropolitains) ou d'écouter la dernière chanson à la mode: " la Guadeloupe c'est à nous et pas à vous, etc...". Il suffit de connaître un peu la situation locale pour comprendre que le phénomène actuel était prévisible et non pas spontané comme se plaisent à le déclarer quelques illuminés en mal de notoriété.
Autant on peut louer ce soulèvement populaire contre la "pwofitation" et les monopoles économique, autant il faut dénoncer cette dérive et mettre en garde les insulaires qui se font manipuler pour que ce département français devienne un nouveau bastion indépendantiste ou s'installera très vite la misère, l'arbitraire et les systèmes mafieux.
Au départ les revendications du mouvement sont défendables et légitimes par certains aspects.
• La création d’un bureau d’études ouvrières, chargé de calculer l’évolution des prix des produits réellement consommés par les travailleurs
• La suppression de la taxation des produits locaux
• Un plan quinquennal pour résorber l’habitat insalubre
• La plupart des requêtes concernant les transports et la formation professionnelle
• La maîtrise de la gestion des postes et des personnels en Guadeloupe pour mettre en place une politique de l’emploi et de la formation conforme à nos besoins.
Mais il ne faut pas être dupe ou dupé par les beaux principes, les beaux parleurs et ces belles revendications.
Il est temps que les élus locaux se remettent en question par rapport à l’ensemble des revendications qui sont pour la grande majorité de leur responsabilité et non de celle de l’état.
Il ne faut surtout pas oublier que la Guadeloupe et la Martinique vivent sous perfusion permanente de l’état car aux dépenses communes à tous les départements français viennent s’ajouter des privilèges spécifiques.
Plus 40% sur le salaire de tous les fonctionnaires
Moins 30% d’impôts sur le revenu en Guadeloupe et Martinique
Régime de TVA réduite
Allègement des cotisations sociales pour les entreprises (1 milliard pour les DOM)
Avantages fiscaux à l’investissement
Auxquels il ne faut pas oublier d’ajouter le manque à gagner de l’état en raison des fraudes multiples entrées dans les coutumes locales et où la justice et les institutions ferment les yeux depuis trop longtemps (Travailleurs non déclaré, Construction sans permis de construire, Fraudes fiscales, etc…)
Ces départements d’outre-mer sont devenus des camps d’assistés permanents depuis quelques années.
Les Antilles et la Réunion ne produisent RIEN, or il faut « Produire » pour créer de la richesse et des emplois. Ils crient au scandale car les prix augmentent mais ils ne sont même pas capables de produire leurs fruits et légumes sur leurs terres.
Le développement économique de nos DOM passe par deux fondamentaux
1-La production agricole
2-Le tourisme
Le premier point est catastrophique.
Les deux productions majeures que sont la banane et la canne à sucre ont une rentabilité quasi nulle.
La banane est subventionnée depuis plusieurs années à coup de millions d’euros par la France et par l’Europe grâce à la politique agricole commune.
Cela doit cesser, car il s’agit d’un gouffre financier inacceptable. Les petites surfaces exploitables disponibles ne permettent pas de produire suffisamment pour est compétitif face aux gros producteurs de bananes africains.
La production de bananes aux Antilles doit rester locale.
L’argent qui sert à subventionner la banane doit être redéployé sur de nouvelles ressources d’intérêt commun.
Le constat et les conclusions sont les mêmes pour la production de sucre avec la canne à sucre.
Les conditions climatiques sont extraordinaires. La structure agricole est à revoir dans son intégralité, est-il obligé d’acheter autant de blé, d’importer autant de protéines végétale pour alimenter les animaux (soja, pois, etc…) ?
Ne serait-il pas plus judicieux d’augmenter la diversité et les performances de productions ?
Fruits (ananas, pastèques, melons, mangues, etc…)
Légumes (tomates, salades, pois, haricots, carottes, giraumon, ignames, madère, fruit à pain, manioc, maïs qui est bien une espèce tropicale non ?
Épices et saveurs (vanille, café, cacao, piments,…)
Animaux (volailles, chèvres, bovins, porcs, lapin, etc…)
Ne serait-il pas plus profitable d’ organiser des filières de production (animales et végétales) spécifiques aux îles ?
D’augmenter des productions qui permettraient de limiter les importations et idéalement de développer des exportations spécifiques et nouvelles.
Le point 2 concernant le tourisme est là encore catastrophique en raison des dommages collatéraux dus aux innombrables et incessants mouvements sociaux, sans parler de l’accueil qui laisse plus qu’à désirer.
Les opérateurs touristiques délaissent nos îles au profit de la république dominicaine. Dans les années 60-70 la Guadeloupe et la Martinique étaient un lieu de vacances pour les français métropolitains mais aussi pour les Canadiens et les Américains.
Qui se souvient encore de cela ?
Ne sommes-nous pas passés à côté de quelque chose ?
Tout ceci n’est pas irrévocable, mais les événements auxquels nous assistons aujourd’hui vont dans le sens de toujours plus d’assistance, de toujours plus de dépendance, de toujours moins de développement.
Il existe pourtant des pistes de développement pour les Antilles.
- Réouverture de Salines pour produire du Sel
- Meilleure utilisation de l’eau
- Développement d’énergies propres et/ou renouvelables (Solaire, éolien, hydraulique, géothermie, autres…). Il est anormal que, dans nos DOM, la production énergétique soit principalement basée sur l’utilisation du pétrole. Les DOM devraient des territoires pilotes pour le développement de nouvelles ressources d’énergie sans pétrole
- Le transport en commun (ferré, maritime) en réduisant les transports routiers
- La production de biomasse végétale pour la conception de produits recyclables, biodégradables, de nouveau matériaux de meubles, etc…
- La pisciculture (élevage de poisson et de fruit de mer)
- Développer les structures sportives de haut niveau. Les Antilles nous ont donné nombre de champions de très haut niveau.
- Développer des centres de recherche et de formation en santé, en agriculture
- La construction et le bâtiment (plus propre, plus écologiques)
- Développer la cuisine locale, l’art, la culture, la musique, l’histoire etc …
Mesdames, Messieurs les élus antillais, mettez vous au boulot plutôt que d’être à la remorque de ces organisations, faites des propositions, impulsez un vrai changement durable,
C’EST VOTRE BOULOT, VOUS ÊTES ELUS ET PAYES POUR CA !
C’était le coup de gueule du vendredi d’Erebus !