Finalement la sur-médiatisation de l’affaire « l’Arche de Zoé »
n’aura eu d’autre conséquence que d’occulter les massacres du Darfour. En effet depuis l’arrestation des six ZOZOS nos braves journalistes ne parlent plus du Darfour alors que les combats continuent malgré la mise en place de l'Opération hybride UA-ONU au Darfour (MINUAD), déjà, plus de 9.000 personnels en uniforme sont sur le terrain, dont 7.000 soldats et 1.200 policiers au service de la MUAS créée en 2004 ou envoyés en renforcement au cours de l'année. Tout ce remue ménage onusien n’empêche pas les milices d’enrôler des enfants soldats, on leur donne une kalachnikoff toute neuve qui leur servira à se procurer de la nourriture. Pendant ce temps les membres de l’Arche de Zoé rentrés en France ne font plus cause commune, et s’accusent mutuellement par familles interposées. La belle solidarité affichée lors du procès au Tchad alors qu’ils rentraient au tribunal en se tenant la main n’aura pas survécu à deux jours passés dans les geôles françaises (ils pensaient certainement être attendus avec petits fours et champagne). Certains contestent la lourdeur des peines infligées, égales pour tous. D’autres accusent ouvertement Eric Breteau (qui lui se trouve à l’hôpital) de les avoir trompés.
Ma première réflexion c’est que 8 ans fermes pour trafic d’enfant ce n’est finalement pas si lourd, c’est même un minimum ! Secundo si ces charlots n’avaient pas montré une si belle solidarité au Tchad, s’ils avaient dit s’être fait berner par Breteau et sa compagne, le verdict aurait sans doute été différent et ils n’auraient pas été condamnés à la même peine ! Mais bien sûr dans leur petite tête le Tchad, ce petit pays sous-développé et sous perfusion française allait passer la main sur un ordre du gouvernement ou du Président de la République ! Ils allaient regagner la France et retrouver leurs familles respectives ! Hé bien NON, direction la case prison et sans toucher les vingt milles en prime. Le retour sur terre est brutal ? C’est comme ça !
Même si ce procès n’a été qu’un simulacre de procès, le verdict n’en est pas moins applicable en France tout autant qu’au Tchad, la seule différence c’est qu’en France les travaux forcés n’existent plus, il faut donc adapter la peine.
Il ne faut pas oublier, non plus, la « rançon » réclamée par l’état tchadien soit un peu plus de SIX MILLIONS D’EUROS, ce n’est pas Breteau qui paiera car, sauf erreur, il se déclare sans aucun revenus. D’ailleurs, de quoi vit-il ce brave homme ? Hé non ce n’est pas lui qui paiera, c’est nous !
Je commence à en avoir par dessus la tête par ces organisations médiatico-humanitaires qui à longueur de journaux et de spots télévisés prêchent la charité aux frais exclusifs du contribuable français.
Allez, attendons le 14 janvier pour voir s'il est possible de convertir 8 ans de travaux forcés en.....................................