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  • : Résolument de droite ce blog a été créé suite à l'incroyable investiture de François Vigny que nous pensons être une grave erreur politique, sans juger la qualité de l'homme nous pensons que la ville d'Annemasse méritait mieux. L'avenir nous donnera raison! Jean-François Fernandez
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Encore l'heure !

9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 11:45

(NOTA) les photos sont en HD, clique dessus et tu peux les agrandir comme tu le souhaites pour voir les détails


Certains me disent que je suis fainéant en ce moment parce que je n’écris pas trop, même mon amoureuse trouve que j’ai une petite baisse de forme (au niveau de l’écrit……..gros malin). En fait c’est l’actu qui ne m’inspire pas. Si c’est pour te raconter la messe ça ne m’intéresse pas, moi j’aime quand ça flingue, j’aime les règlements de comptes genre « il était une fois dans l’Ouest », tu vois le FILM ! Moi quand tu m’en mets une à droite je ne tends pas la gauche, aussitôt tu t’en prends plein la tête et pas que la tête d’ailleurs !

 

Et là, franchement………………. Bon Jean-Pierre Benoist a fait un bon truc sur Annemasse plage, Anne Michel un truc sympa sur la Fantasia et moi je reste scotché avec Zidane, quelle misère !!!!!!!!!!

Je sais, je sais, si je ne parle que de Jean-Pierre et d’Anne c’est parce que je considère qu’ils sont la SEULE ET VRAIE opposition, n’en déplaise à Schulmeister qui lui n’est encarté nulle part mais qui sème la merde de partout où il passe. Ce type fait un énorme boulot de DEMOLITION, le plus drôle c’est qu’il ne semble même pas s’en rendre compte. Il dit qu’un Gaulliste doit se tenir au-dessus de la mêlée alors que lui se complaît dans le caniveau à comploter ?

IL EST Gaulliste Schulmeister ?

 

Enfin on ne va pas passer la soirée sur ce gugus.

 

Finalement je suis allé faire un tour à la Fantasia, …………si c’est vrai, regarde les photos, tu crois qu’elles se sont faites toutes seules ? J’y suis allé parce que je me suis dit si Anne arrive à faire 37 commentaires avec ce parc c’est qu’il doit être extraordinaire.

 

Pas du tout,

 

figure toi que ce parc est DANGEREUX et même TRES DANGEREUX. Mesdames, de grâce n’y allez pas ! Vous mettriez votre vie et celle de vos enfants en danger.

Quoi?………….. Je rigole?………….. Alors lis ce qui suit et on en reparle.

 

J’ai donc décidé de me rendre au fameux parc de la Fantasia pour voir de quoi il retournait. Première galère, tu ne peux pas te garer à proximité, pas de parking, quand je pense que les autres ils refusent de faire un étage supplémentaire à la Libération. J’ai du faire le tour de la ville pour enfin stationner au Clos Fleury (qui ne l’est pas……fleuri), même pas une économie pour la couche d’ozone car avec ce que j’ai tourné. Il est vrai que j’y suis allé en plein après-midi, de nuit on peut stationner plus près, je suis con aussi. Bon pas grave, même pas en colère !

Je remonte la Rue de Genève mon Canon sous le bras et je me fais invectiver par une bande de lascars avec un pitt bull : « mate l’appareil johnny, s’fait pas chier le mec ! » ; C’est de moi qu’il parle ? Je me retourne, « quelque chose qui te chagrine bonhomme ? », « Vas y dégage avec ta boite à photo », « Tu me parles sur un autre ton bonhomme parce qu’autrement la boite à photo, comme tu dis, je vais te la coller dans ta boite à dire des conneries alors taille la route avec tes potes ». Le gus ne s’attendait pas à ce qu’on lui réponde et il passe son chemin avec ses potes. Après coup je me dis : s’il avait lâché son pitt j’étais pas dans la m…e, c’est toujours pareil je réfléchis après coup dans ces occasions.

 

Bon on ne va pas en faire tout un film. Je passe le pont, je tourne à gauche rue du BROUAZ. Galère, deux bagnoles, une qui monte une qui descend et moi sur le bord gauche de la chaussée, celle qui monte serre et moi je suis presque obligé de monter sur le muret du chemin de fer, au passage j’apprécie la vue sur le dépotoir Fichier hébergé par Archive-Host.com. Sur le coup j’imagine une maman avec deux gosses un dans la  poussette et l’autre à la main, impossible de sauver les deux !

 

Ca fait peur hein !!!

 

Eh bien tu n’as encore rien vu, ça c’est de la gnognote.

 

Première curiosité : Alors que toutes les habitations sont situées coté droit de la chaussée en descendant, le type qui dessine les routes il a mis le passage piéton (je n’ai pas dit trottoir) du côté gauche Fichier hébergé par Archive-Host.comde plus il l’a suffisamment sous-dimensionné pour qu’il soit impossible de se croiser à deux piétons, je ne te parle même pas des poussettesFichier hébergé par Archive-Host.com. Ils font des expériences ou quoi ???

 

Fichier hébergé par Archive-Host.comConséquence immédiate, la plupart des piétons empruntent le côté droit et circulent sur la chaussée.

 

Deuxième curiosité : la municipalité semble ignorer le code de la route, en effet alors que la sortie du parc est extrêmement dangereuse car directement sur la chaussée, Fichier hébergé par Archive-Host.comaucune signalisation n’est installée ni à droite ni à gauche (Zidane………………………). Il semble que le minimum serait d’installer un panneau de type A13a Fichier hébergé par Archive-Host.com(attention enfants) ou alors un A13b Fichier hébergé par Archive-Host.com(passage piéton) mais là RIEN. Il ne doit pas y avoir d’élus qui habitent au Brouaz, rien à foutre de ce quartier.

 

Troisième curiosité : Alors que la maison à l’intérieur semble inhabitée il y a une boite aux lettres, c’est d’ailleurs la seule chose qui semble entretenue dans ce parcFichier hébergé par Archive-Host.com. Peut-être s’agit-il d’une boite à doléances, je propose aux riverains de remplir cette boite chaque jour des constats qu’ils font de nuit et de jour, les squatters, les ivrognes, les chiens dangereux etc……………

 

Quatrième curiosité : La maison justement, elle se trouve dans un état déplorable, les menuiseries sont quasi mortesFichier hébergé par Archive-Host.comFichier hébergé par Archive-Host.com, les appuis de fenêtres partent en morceauxFichier hébergé par Archive-Host.com Fichier hébergé par Archive-Host.com , les volets tiennent debout par on ne sait quel miracle Fichier hébergé par Archive-Host.com, en fait ça pue le manque d’entretien j’en veux pour preuve les sacs d’eaux pluviales pleins de feuilles en plein été Fichier hébergé par Archive-Host.com et puis c’est sale.. La dernière visite doit dater de ……………voire même de…………….

 

Alors mon cher Maire (au sens financier du terme, mairie + agglo+ conseils d’administrations + retraite), je propose la chose suivante :

a)   Dans l’urgence absolue : installer deux panneaux de signalisations aux abords immédiats (50m) de l’entrée de ce parc pour inciter les automobilistes à ralentir.

b)   Dans l’urgence : Surélever le passage piéton au droit de la sortie du parc, pour obliger les automobilistes à ralentir.

c)   Rapidement : Envoyer une équipe d’entretien pour faire le tour de la maison et nettoyer ces sorties d’eaux pluviales ainsi que pour faire le tour du mur d’enceinte et stabiliser certaines pierres qui menacent de se désolidariser, Fichier hébergé par Archive-Host.com Fichier hébergé par Archive-Host.com ce qui serait potentiellement dangereux pour la circulation.

d)   Rapidement : Étudier la possibilité de faire circuler les piétons sur le côté droit de la chaussée dans le sens de la descente et sécuriser cet espace piéton.

e)   Dans un second temps Mettre en place les études techniques en vue d’engager les travaux indispensables à la préservation de ce patrimoine communal.

f)      Enfin, écrire une lettre recommandée AR à la SNCF pour qu'ils nettoient leurs saloperies aux abords du pont, Annemasse ce n'est pas leur poubelle.


Pour le reste, n’ayant pas visité l’intérieur  je ne me prononce pas mais j’imagine sans peine dans quel état doit se trouver cette maison.

 

Bon voilà pour ma modeste contribution à la polémique naissante, j’espère que le Maire et son équipe prendront en compte mes remarques et notamment celles concernant la sécurité des piétons et des gosses fréquentant ce joli parc.

 

Putain il est bien mon article Hein !!!!!!!!! Allez déchaînez-vous, il faut plus de commentaires que celui d’Anne, on va lui montrer qui est le Chef ici, Non Mais !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

 

Erebus

 

 

PS : message perso à Ségolène : Arrête tes conneries ta sainteté, c’est pas Sarko qui t’as cambriolé, il était pas là. Moi je crois que c’est ton ex, Flamby, il parait que tu ne lui avais pas rendu  toutes ses chaussettes.

 


PSS: Dernière minute, on vient de me signaler qu'un cheminement pieton longeant une route doit mesurer au minimum 0,80 m hors tout, c'est à dire 80cm d'espace totalement libre. ce qui est loin d'être le cas dans l'exemple du Brouaz il suffit de regarder les photos avec la poussette et la dame qui remonte la rue prises au droit des poteaux. Donc en cas d'accident, c'est le maire qui sera condamné es-qualité pour ne pas avoir fait son boulot. Dudu tu me dois 500€ pour t'avoir évité la prison, allez au boulot!

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commentaires

Pschitt 18/07/2008 08:39

Rebondissement dans l'affaire de la boîte aux lettres du Parc de la Fantasia !!!
Les noms des familles Delpierre et Dhennin ont réapparu. Quel est ce tour de passe-passe ? Et pouquoi me direz-vous ? Je suis aussi perplexe que vous .. Mais nous attendons la réponse de Mr Le Maire, qui tarde certes, mais vacances obligent ou bien ??? Faut-il l'interpréter comme un embarras ? Embarras à donner des réponses claires sur des questions très précises, réponses que les Annemassien(ne)s attendent.

Erebus 14/07/2008 19:10

Réponse collective,

@ Latino,
en effet j'ai quelques supporters et pas mal de détracteurs aussi et je m'en accomode plutôt bien, jusqu'à présent en tous cas !

@ Phil,
le Gaullisme,.............comment le définir?
Pour moi ce n'est ni la droite ni la gauche, le gaullisme c'est la France. cela dit il n'est pas interdit d'être Gaulliste et de droite. je ferai bientôt un pavé sur le gaullisme car cela mérite plus qu'une vague réponse.

@ Poilu,
Je vois que la légion d'honneur pour la Bétancourt t'as irrité, si cela peut te consoler, moi aussi, je n'en dirai pas plus!!!

@ Anne,
Ton article est bien mais je ne partage pas tous les points de vues qui y sont développés, nous aurons l'occasion d'en parler une fois le mien en ligne.

@ Pierre,
Pour l'instant j'ai une petite dizaine de points d'avance mais je suis d'accord de m'écraser si jamais Anne publiait un courrier du Maire himself ou mieux du Président de l'amicale canine.
Allez, moi je n'ai pas d'égo surdimensionné et ma récompense c'est le buzz que nous avons crée autour de ces "100 mètres" du Brouaz, ce ne sont que les premiers le reste suivra.

salut à tous
cordialement

Erebus

pierredesavoie 14/07/2008 18:04

EREBUS SALUT,
Cette fois c'est fini tu es battu par ANNE(en tout bien tout honneur !) elle a un atout maitre
qui vaut 100 points,tu le verra demain prepare le carnet de cheque et j'espere que tu est a jour d'impots....

Anne MICHEL 14/07/2008 16:15

Puisque le sujet de discussion dévie sur De Gaulle, je vous invite à lire un article mis sur mon blog.
http://annemasse-avenir.over-blog.com/article-21228727.html

Bon Erebus, j'ai gagné mon pari car chaque commentaire de la Mairie vaut 10 points et la future lettre de Monsieur le Maire en réponse à mes intérrogations en vaut 20.

Sans rancune.

Anne

un simple poilu 14/07/2008 12:04

Chancellerie de la Légion d'Honneur.

Les récipiendaires du 14 juillet 2008....Comme d'habitude c'est une foison d'inconnus qui figurent sur cette liste impressionnante.

La Légion d'Honneur ! "c'est devenu un "brevet de notoriété médiatique" disait une internaute du Figaro.

Rappel de l'histoire:

La Légion d'honneur s'inscrit dans le programme de réorganisation de la nation dû à l'initiative du Premier Consul Bonaparte : Code civil, Conseil d'Etat, Cour des Comptes, préfets, écoles...
La France ne possédait plus alors de réel système de récompenses et Bonaparte était conscient de la nécessité de rétablir ce principe.

« Je défie déclarait le Premier Consul, qu'on me montre une République ancienne ou moderne dans laquelle il n'y a pas eu de distinctions (...). Les Français (...) n'ont qu'un sentiment, l'honneur. Il leur faut donc donner un aliment à ce sentiment-là ; il leur faut des distinctions. »

En vertu du principe de l'égalité de naissance, le décret du 30 juillet 1791 avait supprimé les ordres de Saint-Michel, du Saint-Esprit et de Saint-Lazare et du Mont-Carmel. L'Ordre de Saint-Louis devait subsister jusqu'au 15 octobre 1792.
La prise de la Bastille et diverses autres journées révolutionnaires donnèrent lieu à l'attribution d'insignes, de médailles et de couronnes d'inspiration antique. Toutes ces distinctions furent supprimées par la Convention le 20 août 1793.

Les armes de récompense

Le Directoire (1795-1799), soucieux de prouver sa reconnaissance aux militaires méritants reprit un usage traditionnel dans l'armée : le don d'une arme personnelle décernée sans formalités réglementaires. Bonaparte avait d'ailleurs largement utilisé ce système en Italie et en Egypte.

Les armes d'honneur

Le Consulat, par arrêté du 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799) complété par l'arrêté du 21 thermidor an IX (9 août 1801) institua les armes d'honneur afin de distinguer les soldats ayant accompli une action d'éclat. Ces armes, garnies en argent, portaient une inscription nominative et leur attribution donnait droit à une haute paie. Leur nature dépendait du grade du récipiendaire et de l'arme dans laquelle il combattait. Les grenadiers et soldats reçurent des fusils d'honneur ; les tambours, des baguettes d'honneur ; les militaires des troupes à cheval, des mousquetons ou carabines d'honneur ; les trompettes, des trompettes d'honneur ; les matelots, des haches d'honneur et les canonniers pointeurs, des grenades d'or à porter sur leur habit.

Les services d'une valeur extraordinaire étaient récompensés d'un sabre d'honneur assorti de la double paie.
Environ deux mille armes furent ainsi distribuées, fournies en exclusivité par la manufacture de Versailles à l'exception des trompettes, grenades et haches.

Les armes d'honneur étaient accompagnées d'un brevet et tous leurs bénéficiaires furent membres de droit de la Légion d'honneur dont ils formèrent la première promotion le 1er vendémiaire an XII (24 septembre 1803).

Grenade d'or
du citoyen Petit

La Légion d'honneur

Le 29 floréal an X (19 mai 1802), est promulguée la loi portant création et organisation de la Légion d'honneur, après avoir été adoptée par le Corps législatif par 166 voix sur 276 votants.

Le nouvel ordre, dû à l'initiative du Premier Consul Bonaparte, se voulait un corps d'élite destiné à réunir le courage des militaires aux talents des civils, formant ainsi la base d'une nouvelle société au service de la Nation.
Le 14 floréal an X (4 mai 1802), Bonaparte déclarait au Conseil d'Etat : « Si l'on distinguait les hommes en militaires ou en civils, on établirait deux Ordres tandis qu'il n'y a qu'une Nation. Si l'on ne décernait des honneurs qu'aux militaires, cette préférence serait encore pire car, alors, la Nation ne serait plus rien ».
Il élargissait donc à tous les citoyens le principe des décorations nationales établi dans l'article 87 de la Constitution de l'an VIII et réservées « aux guerriers ayant rendu des services éclatants en combattant pour la République ».
Il était composé de quatre grades (légionnaire, officier, commandant, grand officier). La dignité de grand aigle ou grande décoration ne fut créée qu'en 1805 (30 janvier). Hors action d'éclat, une durée de services de vingt-cinq ans était requise tant pour les services militaires en temps de paix, que pour les fonctions civiles. Les titulaires de la Légion d'honneur après réception d'une lettre d'avis devaient prêter serment à la République, puis, à l'Empereur.
L'institution était administrée par un grand conseil qui nommait le Grand Chancelier, à l'origine le comte de Lacépède. Le siège de l'ordre fut fixé au palais de Salm, acheté à cet effet le 3 mai 1804 où il se trouve toujours aujourd'hui.

Les premières remises d'insignes


Jean-Baptiste Debret (1768-1848)
Première remise des insignes de la Légion d'honneur

Les premiers décrets de nomination de légionnaires furent publiés mais aucune remise de décoration n'eut lieu avant l'instauration de l'Empire en mai 1804. Napoléon attendit d'être Empereur pour fixer par décret, le 22 messidor an XII (11 juillet 1804), les insignes de la Légion d'honneur : une étoile d'argent pour les légionnaires, d'or pour les autres grades.

Le 15 juillet 1804 l'Empereur procéda à la première distribution de la Légion d'honneur dans la chapelle des Invalides au cours d'une fastueuse cérémonie officielle, la première de l'Empire. Napoléon, entouré des grands dignitaires de l'Etat, reçut le serment des grands officiers de la Légion d'honneur puis de toute l'assemblée des membres de l'ordre : maréchaux, invalides et soldats mais aussi savants, écrivains et artistes.
Après avoir reçu lui-même un aigle d'argent et un aigle d'or des mains de son frère Louis, grand connétable, l'Empereur procéda à la remise des insignes.



La cérémonie du camp de Boulogne.
La deuxième cérémonie fut plus particulièrement destinée aux militaires titulaires d'armes d'honneur qui attendaient leurs insignes depuis plus d'un an ; ils reçurent leur décoration au camp de Boulogne, quartier général de l'armée des Côtes groupée en vue d'un débarquement en Angleterre, le 16 août 1804, au milieu d'un extraordinaire déploiement de forces et selon un cérémonial fastueux.
Une colonne commémorative, la colonne de la grande armée, fut érigée sur les lieux dans le vallon de Terlincthun.


Adolphe Brune (1802-1875)
Portrait du maréchal Macdonald (1765-1840), Grand Chancelier de la Légion d'honneur de 1815 à 1831

La Restauration

Dès 1814, Louis XVIII rétablit les ordres royaux abolis par la loi du 6 août 1791, mais conserva la Légion d'honneur (art. 72 de la Charte). Après les Cent-Jours, le maréchal Macdonald, Grand Chancelier prit en main la restructuration de ce qui devenait l'Ordre royal de la Légion d'honneur réglementé par l'ordonnance du 26 mars 1816, texte fondamental dont certains articles sont encore d'actualité.
C'est alors qu'apparurent les brevets et que furent fixés les noms des grades et dignités tels qu'ils existent encore de nos jours : chevalier, officier, commandeur, grand officier et grand'croix ainsi que la manière pour chacun de porter la décoration.


La Monarchie de Juillet

Louis-Philippe mit en sommeil les ordres monarchiques ne conservant que la Légion d'honneur devenue le premier ordre français, place qui ne lui sera désormais plus disputée.



La famille impériale : Napoléon III, l'Impératrice et le Prince Impérial

La Seconde République et le Second Empire
À chaque changement de régime politique, l'ordre dut s'adapter tout en conservant ses caractéristiques essentielles. Ainsi le décret organique du 16 mars 1852 reprit pour l'essentiel les dispositions de 1816 avec un nouvel élément, le Conseil de l'Ordre créé par le décret du 24 mars 1851. Peu auparavant, le 22 janvier 1852, la création de la Médaille militaire, décoration destinée aux soldats et aux sous-officiers et placée sous le contrôle de la Grande Chancellerie, était venue enrichir le système des récompenses nationales.
Evolution significative dans l'histoire de l'ordre, les femmes sont admises dans les rangs des chevaliers (la première fut Angélique Brulon le 15 août 1851). C'est aussi sous l'Empire que furent décorés les premiers drapeaux (Moniteur universel 14 juin 1859).




Les IIIe, IVe et Ve Républiques

À la chute de l'Empire, le gouvernement de la Défense nationale maintient la Légion d'honneur tout en supprimant définitivement le serment (5 septembre 1870), et donne aux insignes leur aspect actuel à quelques détails près. Un décret du 28 octobre 1870 abolit l'ordre en tant qu'ordre civil. Cette mesure allant contre l'esprit de l'institution fut abrogée dès le 25 juillet 1873. L'ordre fut à nouveau administré selon les principes du décret de 1852. Désormais, le Président de la République devient grand maître de l'ordre le jour de son investiture et en reçoit officiellement l'insigne : un collier d'or.
La Première Guerre mondiale marqua un tournant important dans l'histoire de l'ordre. Afin de récompenser l'héroïsme des combattants et de réconforter les familles, de nouveaux titres de nomination apparurent : tableau spécial, législation sur les mutilés de guerre, titres posthumes. Ces dérogations seront reconduites pendant la Seconde Guerre mondiale et maintenues pour les conflits d'Indochine et d'Algérie. Elles sont à l'origine d'un gonflement inéluctable des effectifs.

Enfin, le code en date du 28 novembre 1962 restitue à l'ordre toute la fermeté de ses caractères originaux en l'adaptant au monde contemporain et forme le socle définitif de l'institution établissant un respect strict des contingents fixés. L'application des directives du code sera facilitée par la création de l'ordre national du Mérite, le 3 décembre 1963, qui vient enrichir le système de décorations français. En permettant de mieux graduer la notion de récompense, il renforce encore le prestige du premier ordre national reservé aux seuls mérites éminents.

Si dans son premier siècle d'existence l'ordre de la Légion d'honneur était resté dans le domaine civil assez fermé, le XXe siècle voit s'étendre la diversité des activités récompensées ; l'ordre est ainsi devenu une institution ouverte et représentative de l'élite vivante d'un pays moderne.